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News juillet et août

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Téléphone : réflexes contre la fraude

Les attaques par téléphone peuvent coûter cher, ou bien elles sont simplement agaçantes. Il existe des parades.

Avec la multiplication des services en ligne sur mobile, le risque de « facturation furtive » augmente : ces dépenses sont
débitées avec la facture téléphonique, et non pas séparément sur le compte bancaire.

Il existe tout de même des parades, plus ou moins efficaces :

Contre les arnaques par téléphone : signaler sur le site privé infosva.org, qui gère les prestataires accessibles par l’intermédiaire d’un opérateur téléphonique (services d’annuaire par exemple).

Pour un texto publicitaire indésirable : transmettre le message au 33700, avec le numéro émetteur.

Contre les messages frauduleux : signaler sur le site public cybermalveillance.gouv.fr, qui enquête ou enregistre le « suspect ».

Informatique : conseils pour les batteries

La batterie doit être totalement déchargée avant de la recharger

Il s’agit d’une vieille croyance, héritée des anciennes générations de batteries. Les batteries actuelles pour smartphones, tablettes tactiles, ou appareils photo, n’exigent pas cette modalité de recharge. Il vaut mieux recharger par courte durée, plus souvent, plutôt qu’une fois par jour.

Laisser mon appareil en charge toute une nuit peut être dangereux

Pas dangereux, mais inutile : les chargeurs actuels coupent l’alimentation lorsque la batterie est à plein régime. Mais elle va se décharger progressivement, et provoquer des microcycles, déconseillés. Il faut débrancher sans trop attendre, après la charge complète.

Des précautions permettent de prolonger l’autonomie de l’appareil

Le mieux est de régler le niveau de luminosité de l’écran sur automatique, mais aussi d’éviter un fond d’écran dynamique, ou l’écoute avec haut-parleur. On peut encore laisser l’appareil en veille ou éteint, ou désactiver les données mobiles, quand l’appareil n’est pas utilisé. Mais désactiver les fonctions Bluetooth ou Wi-Fi ne ménage pas beaucoup la batterie.

Banque : le paiement par mobile est fiable

La moitié des commerçants sont équipés de terminaux compatibles avec le nouveau système de paiement par téléphone mobile, proposé par APPLE, GOOGLE et SAMSUNG aux banquiers français, qui l’ont accepté.

APPLE PAY, SAMSUNG PAY, GOOGLE PAY sont les 3 formules qui vont progressivement s’imposer aux propriétaires de mobiles APPLE, SAMSUNG, et plus généralement ANDROÏD. Le système des banques françaises PAYLIB pourrait disparaître.

Avec ces nouveaux systèmes, il n’y a aucune donnée bancaire sur le
téléphone, mais des jetons stockés en mémoire, selon le solde et
les plafonds du compte client, que gère la banque. Pour payer,
l’appareil cherche un jeton, soit en ligne soit en mémoire.

Le risque de fraude existe, en cas de vol ou de piratage du
téléphone, mais pas plus qu’avec une carte bancaire : le compte
client n’est pas sur le téléphone, ni communiqué au commerçant.
Les jetons personnalisés sont validés par la banque, qui reste
responsable de la sécurité du paiement.

Téléphone : chargeurs à petits prix, gros problèmes

Les essais réalisés sur les chargeurs USB pour téléphones mobiles, lorsqu’ils sont vendus à moins de 20 €, présentent des défauts d’usage et de sécurité.

La moitié des 50 chargeurs USB sans marque testés par QUE CHOISIR ont révélé des risques : surchauffe, étincelles, ou choc
électrique.

Il vaut mieux choisir une marque référencée : celle du téléphone, ou d’un fournisseur spécialisé dans cette production.

Lors d’un achat sur internet, il faut surtout vérifier si le vendeur a bien un établissement en France, ou au moins en Europe : à défaut, le client ne pourra compter sur aucune garantie sérieuse.

Même certains modèles SAMSUNG ou APPLE, vendus entre 6 € et 15 €, sont à éviter.

Bref : mieux vaut mettre plus de 25 € dans un chargeur, plutôt que risquer des mésaventures.

Internet : nouvelle réglementation des données personnelles

Le nouveau règlement européen s’impose en France, pour une protection beaucoup plus efficace des particuliers pour l’utilisation par les entreprises de leurs données personnelles.

Toutes les entreprises ou organismes qui tiennent un fichier de clients ou d’adhérents, doivent respecter les nouvelles dispositions, très exigeantes en matière d’informations personnelles.

Pour l’essentiel, tout organisme qui enregistre des informations nominatives doit recueillir le consentement explicite des particuliers, pour l’exploitation ultérieure de ces données, qu’elle soit commerciale ou non : une case à cocher ou un lien vers les conditions générales de vente ne suffit plus. L’intéressé peut retirer cette autorisation à tout moment, par un procédé facile à déclencher, sans avoir à fournir de motif. Le consentement explicite et personnel s’impose aussi pour les clients mineurs, à partir de 15 ans, et celui des parents avant cet âge.

L’effacement des données collectées s’impose au bout de 4 ans, s’il n’y a eu aucun mouvement (nouvel achat, abonnement, service).

Le client peut obtenir à tout moment sous une forme lisible toutes ses données enregistrées, et les transmettre sous un format standard à tout prestataire pour un nouveau contrat.

Santé
: risque radon

Le danger du gaz radon est peu connu, et les mesures d’information restent insuffisantes en France. Mais l’UFC-Que Choisir propose des conférences et des mesures gratuites au domicile.

Le radon est un gaz naturel, présent surtout dans les sols granitiques ou volcaniques.

Il est fortement radioactif, donc dangereux. Le risque d’exposition des personnes au radon vient de son infiltration par le sous-sol des maisons individuelles.

Il est donc utile de mesurer les émanations de radon, spécialement dans les logements individuels de plus de 30 ans, ou lorsque des fissures sont apparues, autour des canalisations par exemple.

La mesure s’effectue au domicile, avec un capteur posé fixement, pendant plusieurs semaines, dans les pièces principales (deux ou trois suffisent pour une maison). Ces dosimètres se trouvent facilement sur internet, pour moins de 50 €, analyse des résultats comprise (pour 3 capteurs).

L’association UFC-Que Choisir organise régulièrement dans la région Pays de la Loire des réunions publiques d’information, avec dosimètre gratuit, et suivi individuel : il faut solliciter sa commune pour en organiser près de chez vous !