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Internet : télécommandes vocales domestiques

On appelle « enceintes intelligentes » ces nouveaux services domestiques à commande vocale, que proposent GOOGLE, AMAZON ou APPLE, pour déclencher la musique chez soi, compléter une liste de courses ou l’agenda.

Les « enceintes intelligentes » sont des appareils nouveaux, proposés par les géants d’internet comme GOOGLE, APPLE et AMAZON, pour faciliter notre vie quotidienne. L’avantage principal est dans la commande vocale : plus besoin de composer une requête sur un clavier, il suffit de parler en direct ou par téléphone, pour commander ce que l’on veut enregistrer ou déclencher à distance.

Le système ne se contente pas d’obéir, il écoute en permanence vos conversations, enregistre vos habitudes, pour aller au devant de vos désirs.

C’est évidemment à chacun de faire la part des choses avec ces nouveaux outils, entre l’enregistrement de tous ses détails intimes, et la facilité qu’ils procurent pour anticiper ou satisfaire les besoins de base.

Santé : consommation de boissons sucrées en hausse

L’UFC-Que Choisir défend depuis longtemps l’idée d’une taxation des sodas, que le gouvernement pourrait retenir.

La consommation de sodas dans la population française aurait triplé depuis 25 ans, et augmente encore chaque année de presque 5 %. Cette évolution est désastreuse, car les sodas sont une cause importante d’obésité, en particulier chez les enfants.

Le gouvernement voudrait taxer les boissons trop sucrées, comme le propose notre association depuis 2006. Les industriels de la filière protestent, en soutenant que la consommation de sucre est stable depuis 50 ans. C’est peut-être vrai pour le sucre brut, mais pas pour les boissons sucrées.

Pour les boissons édulcorées, leur neutralité en termes de surpoids ou de diabète n’est pas démontrée du tout : rien ne prouve qu’un Coca light est meilleur pour la santé que sa version classique.

Au fond, mieux vaut boire de l’eau, du pur jus de fruits, ou un peu de vin !

Téléphone : géolocalisation plus précise avec Galileo

Les smartphones qui s’appuient sur Galileo en plus du système américain GPS offrent une localisation plus rapide et plus précise.

Le système européen de positionnement par satellite GALILEO fonctionne depuis décembre 2016 avec 18 satellites, sur les 24 prévus.

Il est disponible sur plusieurs modèles de smartphones, les gammes 8 de Samsung et Apple, à partir d’une puce compatible GPS et GALILEO.

Les tests de QUE CHOISIR montrent que GALILEO, le système européen, est deux à trois fois plus précis que le système GPS, avec une précision de 5 mètres au lieu de 12 mètres.

Les systèmes internationaux de localisation sont interopérables, et complémentaires : ils s’échangent leurs informations en temps réel, pour plus d’efficacité.

Les smartphones équipés de GALILEO devraient être aussi moins gênés par les obstacles, en zones denses (villes) ou en forêt.

Santé : dangers de la spiruline

La spiruline serait un aliment de nouvelle génération, selon les promoteurs de cette algue aux vertus nutritives miraculeuses. Mais il y a aussi des risques.

La spiruline est une algue minuscule, mais aussi une sorte de bactérie. Elle est désormais proposée comme complément alimentaire, pour ses prétendues qualités nutritionnelles « exceptionnelles ».

Pourtant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) observe surtout d’inquiétants signalements de maladies, en relation avec cette micro-algue.

Ces troubles seraient surtout associés aux adjuvants, c’est-à-dire aux composants d’enrobage ou de préparation des aliments à base de spiruline. La spiruline elle-même, à doses raisonnables, est sans danger.

Il faut donc surtout se méfier des préparations fantaisistes, d’origine chinoise ou indienne (principaux producteurs).

Mieux vaut choisir, même sur internet, des produits de laboratoires réputés, ou labellisés ECOCERT.

Internet : sites de ventes immobilières

Un petit nombre d’opérateurs promettent aux particuliers la vente rapide de leur logement, pour un prix astronomique, et un résultat improbable. Beaucoup de particuliers sont victimes.

Quand on veut vendre son logement, on peut s’adresser à un agent immobilier, et il n’y a rien à payer, ni pour le vendeur, ni pour l’acheteur, tant que la vente n’est pas signée définitivement : c’est la loi.

Si l’on s’adresse à une publication d’annonces, c’est un coût raisonnable, même dans un journal, et même sur internet.

Mais il existe une arnaque très ancienne, qui consiste à faire payer au vendeur une somme énorme, pour une publication quasiment inexistante.

Un éditeur d’annonces sans public occupe les litiges de QUE CHOISIR depuis plus de 20 ans, sous des appellations successives : PANORIMMO d’abord, puis Partenaire-europeen.fr ces dernières années, et maintenant « L’IMMOBILIER 100 % ».

Cet intermédiaire arrive à convaincre de malheureux particuliers de souscrire un crédit, pour payer très cher des parutions fantomatiques (aucun lecteur ou visiteur). Mais une fois le bien vendu, il faut encore rembourser le crédit…

Alimentation : les promesses de COMME J’AIME

Les formules d’amaigrissement sont très peu réglementées, ce qui multiplie les publicités alléchantes, mais bien décevantes, de ces programmes très chers et incertains.

Avec un impressionnant matraquage télévisuel, le programme alimentaire COMME J’AIME promet beaucoup, mais il faut y regarder de plus près :

  • D’abord, cette formule repose sur le principe bien connu de restriction calorique, dont l’efficacité sur la durée est très contestée. Les premiers résultats sont spectaculaires mais à terme, 8 personnes sur 10 reprennent du poids, car le corps se rattrape des privations passées.

  • Ensuite, c’est très cher : dans le programme de base sur 8 mois, il faut compter au moins 350 € chaque mois. Les repas sont livrés à domicile prêts à consommer, mais il n’y a aucun produit frais. Il faut donc acheter séparément les fruits, légumes, laitages, protéines suggérées par COMME J’AIME, pour garder l’équilibre…

  • Enfin, rien n’est vraiment garanti, malgré l’annonce publicitaire. Si le client n’est pas satisfait, au bout d’une semaine maximum, il doit renvoyer à ses frais les 10 kg de produits restants.

Logement : recourir à un architecte

Il est obligatoire de recourir aux services d’un architecte pour une construction d’habitation de plus de 150 m².

Le recours à un architecte est obligatoire pour la construction d’un logement de plus de 150 m² habitables.

Mais cette obligation concerne seulement la conception du projet : les plans et le dossier de permis de construire. Le client n’est pas obligé de confier à l’architecte une mission complète, jusqu’à l’achèvement de la maison. Il peut confier les travaux à des entreprises, sur devis, ou à un maître d’œuvre.

Le contrat d’architecte ou de maître d’œuvre est peu réglementé. Par exemple, le budget n’est pas garanti, pas plus que le calendrier des travaux, à moins de prévoir des pénalités, dont l’application sera souvent incertaine, avec des professionnels qui se renvoient la responsabilité des retards ou des non conformités.

Dans un contrat dit « clés en mains » ou CMI, avec un constructeur, le client est très protégé : un seul interlocuteur (le constructeur), un délai garanti, des pénalités fixées par la loi en cas de retard, et une assurance de dommage-ouvrage.

Alimentation : moins de pesticides dans le bordelais

Le dernier test de QUE CHOISIR sur les vins de Bordeaux a révélé une diminution spectaculaire des résidus de pesticides : une révolution serait en marche.

Les bouteilles de bordeaux contiennent encore des pesticides : 37 cas sur 40 lots testés par QUE CHOISIR.

Mais c’est pourtant beaucoup moins qu’en 2013.

Selon les représentants de la profession, ce n’est pas un hasard, ni un accident, mais plutôt une tendance : de plus en plus de grand domaines et de crus classés ont complètement modifié leur vinification, pour passer en bio classique ou biodynamique.

D’ailleurs, les résidus trouvés dans les autres lots ne dépassent jamais les seuils autorisés.

Les viticulteurs convertis ont été sensibles aux maladies professionnelles, apparemment causées par l’emploi de trop de chimie dans les vignes. Ils auraient été alertés aussi par l’interdiction plus récente de certaines molécules, jugées particulièrement dangereuses, alors qu’ils les utilisaient depuis 20 ans.

Voilà une prise de conscience salutaire, aussi bien pour les professionnels que pour les consommateurs, ou même les enfants des écoles trop proches des vignes.

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12 août 2018